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Le regard (re)porté

2002-2003 - Installation

Peindre à l’acrylique des « pixels » sur une toile de jute. Photographier des images transmises sur un écran d’ordinateur. Imprimer un faux journal répétant trois phrases à l’infini. Réaliser des séquences vidéo dévoilant la majorité des pièces déjà présentes dans l’installation. Ces « non-sens » face au traitement de l’image se sont imposés graduellement dans l’élaboration de l’installation Le regard (re)porté. L’ambiguïté ambiante, soutenue par l’évocation du non-sens, incite à refaire le parcours du regard, du Moyen Âge à aujourd’hui.

Trois symboles sont mis en lumière dans cette recherche et suivront tout le parcours de l’installation. Une forme de tête auréolée, rappelant l’icône byzantine du XIIIe siècle, intègre l’idée du regard des images religieuses posé sur le sujet. Un journal, en référence avec l’avènement de l’imprimé et la nouvelle façon de voir de la Renaissance. Un pistolet, traité dans un premier temps de façon numérique (pixel), marquant l’idée du visionnement, notre regard actuel à travers les écrans. L’arme, prolongement du corps, contient autant l’idée de défense que l’idée d’agression. Notre regard serait-il une arme?

L’installation est marquée par des études, toujours à partir des trois objets signifiants, du concret au virtuel, du Moyen Âge à aujourd’hui. Ces études se concrétisent autant de façon traditionnelle (peinture, photographie, sculpture) que numérique (impression grand format, vidéo).

Le regard gigogne (extrait), vidéo à l’intérieur de l’installation Le regard (re)porté, 2002. Durée de l’extrait : 4 minutes, 4 secondes.

Le regard (re)porté, prises de vue de l’installation présentée à la galerie Horace de Sherbrooke, Québec, 2003. Durée de l’extrait : 3 minutes, 45 secondes.


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